La dépression se soigne

 Je rumine, je n’arrive pas à me rendormir. J’ai du mal à me concentrer à mes études, je vais me planter, je suis nul.

Tom, 19 ans

Je suis triste tout le temps, les choses qu’avant me faisaient plaisir, ne me disent plus rien. Je préfère rester au lit.  

Anna, 34 ans

La dépression, bien au delà du coup de blues

La personne abandonne les activités qu’avant lui faisait plaisir, mais puisqu’elle devient inactive, elle se fatigue aussi de davantage. C’est le cercle vicieux de l’inactivité.

Puis, la personne dépressive se sent indigne d’être aimé. elle ne voit plus ses amis. Elle se renferme. Elle culpabilise et se sent responsable de sa dépression. C’est le cercle vicieux de l’isolement social.

Une fois piégé par ces cercles, il est très difficile de s’en sortir sans aide.Nous savons qu’aujourd’hui la dépression touche entre 10 et 20% de la population Le premier risque dans la dépression et celui de suicide, puisqu’entre 5 et 20% des personnes dépressives se suicident.

En effet, la dépression est une pathologie relativement courante mais très handicapante. Il y a des répercussions sur plusieurs plans. Socialement, puisque la personne dépressive se retire et s’isole et perd ainsi de stimulations positives que procurent les contacts sociaux. Professionnellement, 35 à 45% des arrêts maladies seraient dus à la dépression. Physiquement, l’inactivité engendrée par la dépression résulte en une fonte musculaire et une perte d’énergie.

Efficacité prouvée pour soigner la dépression

 

Je n’ai pas la force de voir du monde, en plus dans mon état, qui aurait envie de me fréquenter. Je ne sers plus à rien, et tout cela, est de ma faute.

 

Les thérapies cognitives et comportementales sont efficaces pour soigner la dépression. L’avantage de ces thérapies est qu’elles préviennent également les rechutes, puisque le psychologue transmet des outils psychologiques au patient.

Le patient ayant suivi une thérapie cognitive et comportementale devient expert de son trouble. Il apprend à reconnaitre les comportements précurseurs afin de prévenir que les cercles vicieux s’installent de nouveau.

 

 

Il faut savoir que les personnes ayant souffert d’un épisode dépressif sont d’autant plus vulnérables à « retomber » dans la dépression, s’ils ne sont pas soignés par la psychothérapie.

 

Dans la dépression, le psychologue formé aux thérapies cognitives et comportementale poser comme premier objectif « la réactivation comportementale », il faut redonner progressivement goût à la vie.

 

 

Les pensées et croyances dépressogènes sont également « restructurées ». Le psychologue aide le patient à comprendre et reconnaitre les distorsions cognitives qui renforcent la dépression et puis lui permet d’envisager des pensées alternatives plus adaptées.

 

 

Marie qui échoue sa recette de cuisine. « Je suis nulle, je ne sers à rien. » Marie, qui échoue sa recette après la thérapie : « J’ai échoué la recette, cela me déçoit, et m’agace. Mais je ne dois pas oublier que la semaine dernière je l’ai bien réussi. On ne peut pas réussir chaque fois. »

 

 

 

Comment combattre la déprime? 

 

 

RESTER ACTIF Je veille à toujours être actif pour éviter l’apathie. Etre inactif n’est pas la meilleure solution et augmente les risques de développement ou maintien de la dépression. 

 

HYGIENE DU SOMMEIL Avant de me coucher, j’évite de m’exposer aux lumières bleues comme les écrans d’ordinateur, de téléphone ou de tablette. Si la fonction existe je désactive ce type de lumière le soir. De même, j’évite de faire une activité sportive le soir si possible.  

 

RATIONALISER Je garde à l’esprit que je peux percevoir un événement de différentes façons et mes émotions peuvent être guidées par mes interprétations. Je réfléchis donc à ma manière parfois rigide d’interpréter les situations et aux manières alternatives possibles ou comment d’autres verraient ces situations. Les filtres qui biaisent nos interprétations peuvent être déjouées.

 

HYGIENE DE VIE Je mange sain, équilibré et je préserve au moins trois repas par jour : une alimentation saine et régulière diminue non seulement la probabilité d’apparition de dépression mais améliore aussi ma santé dans son ensemble, par exemple système immunitaire plus fort, meilleure qualité du sommeil et une meilleure condition physique. 

 

STOP AUX AUTO-TRAITEMENTS J’évite de fumer d’avantage, boire de l’alcool ou prendre des produits illicites : ils peuvent me donner l’illusion d’une amélioration à court terme de mon état. Ces auto-traitements ne feront qu’aggraver l’intensité et la durée de mon état avec le risque de développer une vraie dépression.

 

ATTENTION AUX JEUX DE HASARD J’évite les jeux de hasard et d’argent qui pourraient ajouter de nouvelles préoccupations.

 

NON A L’ISOLEMENT Je reste en contact avec le monde extérieur : m’isoler favorise autant le maintien que le développement de la dépression.

 

ACTIVITE PHYSIQUE Je privilégie l’activité physique : faire du sport améliore non seulement la condition physique, mais participe au bien-être psychologique aussi.

 

DEMANDE DE L’AIDE Si j’ai des idées suicidaires persistantes, je consulte d’urgence un professionnel de santé sans crainte d’en parler. Les cliniciens sont avant tout présents pour m’aider et réfléchir avec moi à comment améliorer la situation que je traverse en toute bienveillance.  

 

TOUS LES JOURS Je prends conscience de mes réussites et je me félicite des petites victoires. Notre cerveau est programmé pour chercher les émotions positives et éviter les négatives. 

 

Prendre conscience de chaque petite réussite permet d’ajouter du positif à notre quotidien mais surtout d’avancer vers le bien-être.

 

A télécharger, notre guide pour la dépression

 

 

 

 

 

 

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