L’anxiété se soigne par les TCC

Je m’inquiète pour tout, les finances, mes enfants, ma santé. Je me sens tendu tout le temps.

Didier, 42 ans

J’angoisse quand je dois rencontrer des nouvelles personnes. Je me mets à bafouiller et rougir.

Cassandra, 29 ans

L’anxiété peut devenir pathologique

L’anxiété est une déclinaison de la peur. Cette émotion est universelle et innée. En effet, elle existe chez tous les humains et elle est normale. Elle se rapproche d’une peur diffuse que l’on éprouve en anticipation à une situation particulière. C’est elle que l’on ressent lorsque l’on s’attend à la survenue d’un problème ou un danger. Cette émotion permet alors de prendre toutes les précautions et éviter les dangers. En effet, l’anxiété peut être utile.  

Nous devons continuellement nous adapter aux problèmes de la vie et l’anxiété adaptative nous pousse à mieux nous préparer dans de nombreuses situations. Par exemple, arriver à l’heure à notre travail ou nous laver les mains pour éviter de tomber malade. Lorsque l’anxiété est proportionnelle au danger, on dit quelle est fonctionnelle ou adaptative. L’anxiété s’accompagne de sensations physiologiques, celles-ci peuvent être: tensions musculaires, sueurs, rougissement, tremblements, accélération du coeur etc.  Cependant, l’anxiété peut devenir pathologique.  Elle peut entraîner souffrance et gêne importantes dans la vie quotidienne. On parle alors de troubles anxieux. La réponse émotionnelle sera exagérée par rapport au danger.

Il y a plusieurs troubles anxieux courants. La thématique de l’anxiété est différente selon le trouble, mais il y a toujours un type d’objets ou situations qui fait peur et génère de l’anxiété. Par exemple, dans le trouble « anxiété sociale », la personne craint d’être observée et jugée. Il va anticiper négativement et éviter certaines situations.

On peut facilement imaginer le handicap que cela peut représenter. Dans la phobie spécifique, la personne va avoir très peur d’un objet ou une situation spécifique. Des phobies spécifiques courantes, sont « l’acrophobie », « l’hématophobie », « la phobie des araignées ». Les personnes phobiques évitent activement les situations et objets phobogènes, ce qui peut devenir contraignant pour vivre une vie satisfaisante.

 

Efficacité prouvée pour soigner les troubles anxieux

J’évite de plus en plus des situations, si je ne suis pas accompagnée je préfère rester chez moi. 

Les thérapies cognitives et comportementales sont efficaces pour traiter les troubles anxieux. De nombreuses études ont comparés les TCC à d’autres approches, notamment http://www.ipubli.inserm.fr/handle/10608/147 qui nous indiquent clairement que les TCC sont supérieures d’autres approches. 

Dans les troubles anxieux, le psychologue commencera toujours par la psychoéducation. L’objectif sera d’éduquer le patient afin qu’il comprenne son propre fonctionnement. Comprendre permet de mieux gérer. Les sensations physiologiques qui accompagnent l’anxiété sont repérées. Les pensées automatiques sont identifiées. Une analyse fonctionnelle permet de comprendre pourquoi la problématique se maintient alors qu’elle a des répercussions négatives pour le patient.

Les croyances dysfonctionnelles et irrationnelles sont existantes dans les troubles anxieux. La restructuration cognitive permet d’aider le patient à prendre une meilleure distance par rapport aux pensées. Par exemple,

« Dès que je vois un chien, j’ai une peur bleue. Je panique. Je dois fuir instantanément. J’ai peur qu’il me morde. J’évite les endroits, comme les parcs ou les ballades en forêts car souvent il y a des promeneurs avec leurs chiens. » 

Ce discours typique, d’un patient qui souffre d’une phobie spécifique aux chiens, illustre bien les pensées qui lui traversent l’esprit. Le psychologue va aider le patient à envisager d’autres interprétations en générant des pensées alternatives.

Dans le cas évoqué ci-dessus, le psychologue va certainement aussi utiliser une technique qui s’appelle « exposition » in vivo. Le patient va progressivement affronter des situations qu’il redoutait jusqu’à présent. En effet, la désensibilisation systématique fera diminuer la peur, selon le principe de l’habituation qui est une forme d’apprentissage. Concrètement, le patient apprend à ne plus avoir peur. 

 

 

Qu’est-ce que je peux faire tout seul? 

ARRETER L’EVITEMENT de qui effraie et graduellement je commence à m’y confronter. Si la peur et l’anxiété sont trop importantes il vaut mieux consulter un professionnel qui peut aider à affronter graduellement les situations et objets anxiogènes.

S’INTERROGER Le point de vue sur le monde peut être biaisé par les émotions et les croyances. Cela peut être aidant de s’interroger sur la réalité du danger que l’objet ou la situation représente. « Suis-je réellement en danger face à cet objet ou à cette situation ? »

HYGIENE Veiller à avoir une alimentation saine et maintenir une activité physique régulière. Ces conseils peuvent sembler basiques mais ils sont souvent négligés de nos jours. Y faire attention peut autant renforcer le corps que l’esprit, et permet ainsi de disposer de plus de ressources pour surmonter les tracas du quotidien, y compris nos peurs.

PRISE DE CONSCIENCE Noter et prendre conscience de chaque victoire qui marque un progrès, même celles semblant infimes. Nous avons tous tendance à laisser de côté le positif au profit du négatif plus saillant. Apprécier les bons moments de la journée et se féliciter des réussites me permettra de me préserver, maintenir les efforts et avoir une meilleure image de moi sur le long terme.

SE FAIRE PLAISIR Prendre du temps pour se faire plaisir. Dans la journée, s’accorder des petits moments plaisants, de manière à garder le moral, l’énergie et se détendre. En plus d’améliorer le quotidien, cela peut permettre d’être plus équilibré et augmenter le bien-être général.

 

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