Emotions Gestion du stress

Gérer les émotions pour être plus efficace dans le domaine professionnel

Cet article a été rédigé par Anne-Claire Leterme, Docteure en Psychologie Clinique et Psychothérapeute formée aux TCC. Les émotions peuvent être difficiles à gérer dans nos interactions professionnelles. Ainsi, certains ont tendance à agir de manière agressive sur l’impulsion de la colère. Alors que d’autres se taisent et s’inhibent par peur de déranger. Puis, l’anxiété de […]

Linda Kempe Rédaction Psy.Link
5 min de lecture

Cet article a été rédigé par Anne-Claire Leterme, Docteure en Psychologie Clinique et Psychothérapeute formée aux TCC.

Les émotions peuvent être difficiles à gérer dans nos interactions professionnelles. Ainsi, certains ont tendance à agir de manière agressive sur l’impulsion de la colère. Alors que d’autres se taisent et s’inhibent par peur de déranger. Puis, l’anxiété de se mettre en avant peut empêcher de prendre parole notamment lors des réunions. Alors comment faire pour dépasser ces freins émotionnels ?

Acceptez vos émotions, une manière pour mieux les gérer

Vous devez d’abord avoir une conscience parfaite des états émotionnels dans lesquels vous vous trouvez. De nombreuses personnes ont du mal à accepter de se dire : « Je suis en colère », « Je suis déçu“, « Je suis inquiet ».

Nous avons tous eu l’occasion d’affronter des personnes hurlant : « Mais non, je ne suis pas en colère ! », ou d’autres tremblantes et l’air inquiet nous dire : « ça va, ça va, je n’ai pas peur ». Au fond d’elles-mêmes, il y a un mécanisme de déni, comme si regarder en face leur émotion allait l’amplifier. C’est en fait tout le contraire qui se produit. Une émotion non acceptée risque d’augmenter en intensité, de durer plus longtemps, ou de se transformer en une autre émotion que nous jugeons plus acceptable.

Êtes-vous un peu irrité, franchement agacé, bien en colère ou dans une rage folle ? Vous pouvez mal apprécier votre émotion et son intensité lorsqu’un détail, somme toute assez insignifiant, vous met dans un état de colère non négligeable. Votre cerveau rationnel analyse alors que votre émotion devrait raisonnablement être faible. Mais une perception intelligente de votre émotion consisterait à vous dire : « Certes, c’est un détail, mais je suis vraiment hors de moi ». Par exemple : Martin a éclaté de colère, lorsque sa collègue n’a pas rangé les dossiers. Cela faisait plusieurs semaines que ce détail le dérangeait mais n’osant pas lui dire, la frustration et la colère se sont amplifiées jusqu’à exploser à la grande surprise de tout le monde.

Verbalisez vos émotions permet de les gérer

Après avoir identifié votre émotion et son intensité, vous pouvez choisir de la garder pour vous, ou de l’exprimer : « Je suis très agacé car j’ai des soucis personnels mais je vais faire de mon mieux pour être efficace ».

Si une personne au travail est en partie responsable du déclenchement de votre émotion, vous pouvez choisir de l’exprimer à cette personne. Voici quelques règles simples pour lui dire de manière non agressive:

– Parlez des faits et des comportements de la personne, sans attaquer la personne elle-même : « Vous deviez m’apporter de l’aide dans ce travail et vous ne l’avez pas fait ».

– Exprimez l’émotion qui accompagne le fait : « Je suis très déçu“. Ces émotions sont les vôtres et il faut les communiquer comme telles, sans impliquer l’autre par des phrases telles que : « Vous m’énervez ». Vous devez accepter pleinement la responsabilité de votre émotion.

– Désamorcez toute agressivité envers votre interlocuteur : « Je me doute que vous avez fait cela involontairement ».

Ne transmettez pas votre stress et vos émotions négatives à votre entourage professionnel

Pour être satisfait de son travail, faut-il forcément être dans la tension et le stress ? Travailler plus sereinement, de façon plus détendue et en sachant prendre un certain recul est nécessaire. Mettez parfois au premier plan des valeurs essentielles, comme l’esprit d’équipe, la cohésion ou la bienveillance.

Restez authentique

Redécouvrez vos propres valeurs, le sens profond et personnel à partir duquel vous vous êtes construit.

N’essayez pas de jouer un personnage que vous n’êtes pas : en renonçant à votre identité, vous vivrez en permanence dans le stress et la frustration. Protégez votre individualité : certains courants ou modes de pensée tentent d’uniformiser les individus. N’oubliez pas que vos différences sont votre force.

Adoptez une attitude positive à votre égard

Faites attention à votre apparence physique pour ressembler à ce que vous voulez être : cela a un bénéfice sur l’estime de soi. Changez vos croyances en vos capacités et en votre efficacité. N’essayez pas d’être parfait et ne pensez pas que les autres vous jugent. Faites attention de vous comparer aux autres, vous trouverez le plus souvent des points faibles chez vous et la comparaison n’est pas objective. 

Développez des émotions et des pensées plus positives sur l’échec : si j’échoue, est-ce uniquement de ma faute ? Est-ce une preuve de mon incompétence ? D’autres opportunités se présenteront et vous donnerons satisfaction.

Recherchez la compagnie d’un entourage valorisant plutôt que de personnes critiques.

Repousser les limites pour les tester et gérer les émotions

Sortez de votre zone de confort. Savoir gérer ses émotions aide. Modifiez vos habitudes, essayez de nouvelles choses et de nouvelles façons d’agir. Osez prendre des risques. Mais en contrepartie, sachez et acceptez que toute prise de risque n’aboutit pas toujours à un succès.

Soyez tenace et persévérez

Agissez courageusement selon vos convictions et allez au bout de vos projets. Cela est très bénéfique pour l’estime de soi. Interrompre trop tôt un objectif que vous vous étiez fixé entraîne par contre un sentiment d’échec.

Ce contenu est informatif et ne remplace pas un avis médical. En cas de détresse immédiate, appelez le 3114 (gratuit, 24h/24) ou le 15.

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